Styles et Origines


La méthode Qwan Ki Do puise ses origines en Chine et au Vietnam, 

dans plusieurs écoles d’arts martiaux réputées.

 

Les arts martiaux chinois et le Qwan Ki Do

Le jeune PHAM Xuan Tong à l’entraînement

Durant son enfance au Viêtnam, PHAM Xuan Tong a eu le privilège de devenir l’élève testamentaire d’un Grand Maître d’Arts Martiaux chinois :

Dai Su CHAU Quan Ky

Au sein de son école, le Vo Duong HÔ HAC TRAO, et pendant près d’une quinzaine d’années, le jeune PHAM Xuan Tong a pu approfondir ses connaissances et maîtriser la pratique de plusieurs styles des Hakkas, représentée principalement par trois écoles.

Les écoles chinoises…

  • Le style NGA MI PHAI ou EMEÏ P’AI (le style du mont Emei) est composé de plus de 300 styles et se caractérise par le travail de l’énergie interne, ainsi que par les techniques de mains rapides se transformant soudainement en attaque surprise puissante. Les mouvements sont amples, fluides, et percutants le moment choisit.
  • Le style THIEU LAM NAM PHAI ou NAM QUYEN (boxe du sud) est apparu au XVIe siècle avec le développement des temples de Shaolin dans le sud du pays afin de se protéger des japonais qui tentaient d’envahir le Sud de la Chine. On retrouve dans ce style les formes légendaires : Long (dragon), Xà (serpent), Hô (tigre), Bao (panthère), Hac (grue) mais aussi les fameux « La Han » (les harrats bouddhiques).
  • Le style CHAU GIA DUONG LANG PHAI ou T’ANG LANG CH’UAN (boxe de la mante religieuse) caractéristique du sud de la Chine et de l’ethnie Hakka, est basée sur l’imitation de la mante religieuse, avec des attaques rapides, courtes et puissantes des membres supérieurs, visant à percuter les points vitaux et à luxer les différentes articulations.

 

Les écoles vietnamiennes…

Il a également développé ses connaissances de l’art martial vietnamien avec son oncle PHAM TRU, avec des techniques issues de très vieilles méthodes vietnamiennes, qui elles même avaient été transmise par son arrière grand père PHAN VAN MIENG, très réputé vers la fin du 19ème siècle dans la ville de Dông Hoi (province de Quang Binh).

Parmi les grandes écoles vietnamiennes, le Qwan Ki Do emprunte entre autres des techniques aux écoles :

VO QUANG BINH (art du bâton long),

VO BINH DINH (art du poing),

VO BAC NINH (origine des Quyên QUAN KHI).

Les arts martiaux vietnamiens sont également réputés pour les techniques de ciseaux volants, mais surtout pour le « Dao Lôï Dai » (boxe libre) utilisant les coudes, les genoux et les tibias.

Les coups sautés du Qwan Ki Do

Durant des années passées au Viêt Nam, PHAM Xuan Tong a pu également bénéficier de l’expérience des experts du pays et parfaire ainsi sa formation.

 

Entre tradition et modernité…

am-duong

“Am et Duong” au centre des “Bat Quai”

Le Qwan Ki Do puise également sa source dans la science traditionnelle chinoise, dont les principes découlent du « Kinh Dich », Le Classique des Mutations  (Yi Jing en chinois) :

 

  • Les principes « Am et Duong » négatif-positif (Yin et Yang) trouvent leurs applications concrètes dans les techniques de Qwan Ki Do (mouvement souple/dur, court/long, blocage/attaque).

 

  • Le développement des styles de combat inspirés des animaux, associe l’énergie de la nature aux « Bat Quai », Les Huit Trigrammes.

 

  • Les rythmes d’exécution de ces mouvements sont quant à eux liés au « Ngu Hanh », Les Cinq Eléments (Bois, Feu, Terre, Métal, Eau), dont on mobilisent l’énergie « Khi » par le travail des différentes postures et enchaînements de mouvements spécifiques.

Ng Hanh (Les cinq éléments)

“Ngu Hanh”

 

Le QWAN KI DO utilise également les principes « DUNG et DICH » (Harmonie et Adaptation), dans la stratégie martiale vietnamienne d’approche de l’adversaire « Thuật Cận Chiến ».

Celle-ci repose essentiellement sur des techniques de déplacement « Thân Pháp » et suppose le respect de 3 règles fondamentales :

– NHANH (vitesse d’exécution de la technique)

GỌN (précision dans l’application)

MẠNH (puissance, énergie dans le contact ou dans la frappe)

 

  •  Phase offensive :

Au Qwan Ki Do, une attaque se porte très rarement de manière directe. Elle est souvent précédée de techniques d’approche consistant en des attaques de poing ou de pied visant à distraire et à abaisser le seuil de vigilance de l’adversaire (feintes, mouvements imprévisibles). Un déplacement rapide permet alors d’entrer dans la zone, où les techniques de mains propres au Qwan Ki Do deviennent opérationnelles.

  • Phase défensive :

Lors d’une attaque, les principes « Dĩ Ðoản Thắng Trường » (le court peut vaincre le long) ou « Dĩ Nhu Thắng Cương » (l’agilité ou la souplesse peut vaincre la force) sont mis en application (Principe « Am et Duong »). La défense consiste alors à accueillir et à recevoir l’adversaire, pour mieux utiliser sa propre force et mieux le piéger (principe d’adaptation « DỊCH »).

 

L’ensemble de ces principes, issus de la tradition ancestrale, ont su se développer en tenant compte des recherches contemporaines effectuées dans les domaines du sport, de l’enseignement et de la science.

Ainsi, la méthode Qwan Ki Do représente l’aboutissement de plus de 25 ans d’étude et de recherche, répondant aux attentes et à la réglementation de nos sociétés modernes, tout en intégrant les fondamentaux du savoir antique et le respect de la méthode traditionnelle.